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Une môme crevette, une femme fatale, un boucher sanglant, des maffiosi d'opérette, une pute sur le retour, une mère courage et de pauvres musiciens déboussolés avec leur violoncelle et leur piano sous le bras qui jouent et arrangent Vian, comme si c'était le premier jour, et alors là, on s'écrie : ben oui Vian se dit, se malaxe, se triture, s'égosille, se pulse, se rape, se clame et l'on redécouvre et l'on rit, sourit, parfois pleure.
Et comme le grand Boris n'aimait pas les tiroirs ni les compartiments, ni les clichés, ni les idées toutes faites et surtout pas les cons et bien nous allons nous jeter dans l'aréne, en opposant à la tristesse et au désenchantement, pulsations, rythmes, couleurs, mouvements explosions, lumières, tendresses cruelles, joies mélancoliques, nostalgies «jazziques», guerres enfantines, douceurs mordantes, révoltes joyeuses, irrévérence profonde.
Evidemment Vian est Vian. Et l'on se dit : ben, oui, Vian, c'est nous et ça s'écrit à la trompette.